Mitsch Jean-Francois

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Liberalisation de l'énergie


Libéralisation de l’énergie : saisir l’opportunité ?

Quel est le but de la libéralisation des marchés du gaz et de l’électricité ? La Commission Européenne répond : « L’ouverture du marché de l’électricité ou du gaz à la concurrence doit inciter les producteurs et les fournisseurs à proposer des produits et des services de qualité à des prix compétitifs, afin de pouvoir développer et fidéliser leur clientèle. Cet environnement concurrentiel doit favoriser une harmonisation, voire une réduction des prix ».

Nous sommes aujourd’hui loin du compte ; la libéralisation de l’énergie est un produit financier où certains s’enrichissent parce que les autres payent une facture qui augmente. D’où l’idée, pour les citoyens, de se réapproprier un moyen simple et propre de produire de l’énergie : le vent. L’éolien ne résoudra pas seul la problématique du climat ni l’augmentation du prix de l’énergie, mais il y contribuera. C’est pourquoi il ne peut être laissé aux seules entreprises privées ; l’éolien, c’est l’indépendance énergétique de tous, le développement économique local, la gestion et la protection de notre environnement… Peut-on s’en remettre entièrement à la bonté d’une entreprise privée dont la mission est de maximiser le rendement aux actionnaires
Aujourd’hui, plus aucun promoteur éolien ne peut négliger la poussée citoyenne : hostile ou participative. Pour les habitants, accepter un projet équivaut à condamner tout autre dans une même zone, même ceux qui off riraient des retombées économiques beaucoup plus importantes pour les communes et les citoyens.

Ne faudrait-il pas revoir les avantages des promoteurs privés, en étudiant nous-mêmes le potentiel de notre zone, en concertation avec toute la population ? La collectivité a l’occasion de se réapproprier un gisement très rentable, le vent, pour améliorer son bien être et générer des revenus pour la collectivité. C’est un gain qu’aucune commune ne peut négliger. Un projet éolien dégage quelques millions d’€ de revenus annuel. Pourquoi ne pas se l’approprier, plutôt que de l’offrir à un développeur commercial qui nous revendra le courant bien cher.

Le pouvoir politique doit saisir cette chance de reconstruire la confiance avec les citoyens. (nous votons en juin ;)

Agir maintenant :
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une crise financière, environnementale et énergétique

Nous subissons une crise financière, environnementale et énergétique.
La coopérative (www.emissions-zero.com) répond aux trois aspects. » Jean-François Mitsch, Emissions-Zéro

Produire sa propre électricité comme on cultive son potager, c’est possible. Pour autant qu’on s’associe. Les coopératives éoliennes, qui fleurissent aux quatre coins du pays, proposent à leurs membres de gérer toute la filière énergétique, de la production à la vente. Un concept en pleine effervescence depuis le début de la crise financière.
« Ce qui intéresse les coopérateurs, c’est de visualiser précisément où arrive leur argent », dit Jean-François Mitsch, pour Emissions-Zéro, une coopérative basée à Houyet. L’association en est au stade de la récolte de fonds et du développement de son parc éolien. Cinq éoliennes seront construites cette année, vingt autres l’année prochaine.
La coopérative réunit 1.200 membres, mais vise les 10.000 affiliés en 2010. C’est que le mouvement s’est accéléré dans la foulée de la crise financière. « Nous assistons à une explosion des demandes », assure Jean-François Mitsch. Chaque mois, le nombre de coopérateurs gonfle d’une centaine de membres, contre une croissance limitée à une dizaine de membres par mois avant l’éclatement de la crise.
Tous sont prêts à débourser 2.600 euros pour acheter une dizaine de parts de la coopérative. Un investissement annoncé rentable (15 %en moins sur la facture finale, selon l’estimation d’Emissions-Zéro), grâce à la suppression des intermédiaires, et au contrôle des prix par la coopérative. Sans oublier que dès 2010, les membres pourront s’octroyer des dividendes. Quelle différence, dans ce cas, avec une entreprise classique ? « La valeur de la coopérative, c’est qu’elle ne poursuit pas de but spéculatif, répond Jean-François Mitsch.
C’est une réponse très forte à la crise financière, qui a montré les limites de la spéculation. » Le système a également pour objectif de créer une filière « courte », où tous les maillons de la chaîne, du producteur au vendeur d’électricité, font partie de l’économie locale. « La coopérative éolienne est la preuve que les acteurs locaux ont les moyens de mettre sur pied des projets importants, sans devoir chercher des financements du côté des institutions bancaires. »

Lesoir, 3 mars 2009 - GILLESQUOISTIAUX