Mitsch Jean-Francois

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Le prix du gaz naturel a fortement grimpé

"(Belga-LESOIR) Le prix du gaz naturel pour les familles a fortement grimpé en août, ressort-il d’une analyse de la VREG, le régulateur flamand du marché énergétique. La hausse était générale : que l’on achète chez un fournisseur standard (+7,40 % en moyenne sur un mois) ou que l’on ait un contrat (+6,29 %). Le prix social maximum a même augmenté de 15,63 %, selon la VREG. "

(mitsch) Ne faudrait-il pas un prix en fonction de la source d'énergie primaire et du l'empreinte santé – pollutions - emplois, chaque énergie devrait avoir son tarif et le consommateur paierait en fonction d'un mix énergétique qu'il compose en fonction de ses valeurs éthiques... polluantes, propres, rares, etc. Une véritable libéralisation du secteur et pas un communisme du 21e siècle créé par des multinationales (Contrôlées par des états et quelques-uns de nos parents pensionnés via les fonds de pensions), belle journée, mitsch at mistch . be

500 éoliennes en Wallonie et moi et moi et moi.

Ho, peuple de la Gaule, réveille toi…

Comme l’Europe nous y oblige, le gouvernement wallon s’apprête à valider un scénario énergies renouvelables à l’horizon 2020. Il devrait contenir une répartition des sources d’énergie à mettre en œuvre (biomasse, éolien, PV, hydraulique, etc.). Les chiffres qui circulent ces derniers jours sont de 2000MW pour l’éolien. Soit 700 éoliennes en région wallonne. L’objectif de la RW en 2001 était de 200 MW.

Ce potentiel n’était pas envisageable il y a10 ans, la population n’était pas prête à un tel changement. Aujourd’hui, après 10 années de développement éolien, tout le monde à un projet pas trop loin de chez lui avec lequel il aura pu se familiariser, s’habituer, s’endormir, s’hypnotiser, pour certains.

Comme il n’est pas simple pour un citoyen de disposer de ces chiffres et de ces propositions, il m’est assez difficile de vous documenter plus en détail actuellement. Néanmoins, cet objectif est ambitieux, rien que l’éolien wallon correspond à l’équivalent de la consommation résidentielle (électrique) de 800.000 ménages. (Un ménage consomme en moyenne par année 3500 kWh/an et 700 éoliennes produisent 2.800.000 MWh/an (4000 MWh/an/éolienne en moyenne, selon la météo)

500 éoliennes en plus en Wallonie, c’est ce qui est installé pour le moment en France chaque année. Donc si la volonté y était, nous pourrions avoir rempli cet objectif d’ici 2013 (le temps de réaliser ce grand chantier). Bonne ou mauvaise nouvelle ? Tout est question de point de vue. 500 éoliennes en plus, cela correspond à un objectif, ce n’est pas au potentiel de notre territoire, car en comparant à d’autres pays européens la région wallonne devrait pouvoir accepter de 3 à 4000 MW selon les technologies mises en œuvre. (Eoliennes industrielles, moyenne puissance, petit éolien.)

L’horizon 2020 c’est demain pour l’industrie, mais tellement loin pour les politiques ? Et 2050 ? Pour le politique, c’est de l’inaccessible. Pourtant c’est ce que nous citoyens, demandons à nos mandataires, une vision du monde qui nous permet émancipation et vie en communauté avec l’expression de nos valeurs et de notre bien le plus précieux la protection de nos libertés et la qualité de notre environnement.

Tout ceci hors du contexte des crises que nous rencontrons de plus ne plus. Crises socio-économiques qui touchent nos familles, nos entreprises, nos pouvoirs publics. Mais, quand on parle d’éolien, on ne parle jamais du socio-économique: les POUR parlent d’environnement (les promoteurs : l’éolien c’est bon pour la planète), les CONTRE de la défense du paysage et du bilan CO2 (les opposants), l’arbitrage se fait dans des cabinets à Namur et en attendant : les citoyens paient la facture qui augmente sans cesse.

Alors qu’aujourd’hui 20% de nos familles ne peuvent plus subvenir aux charges mensuelles de la vie. Si la facture énergétique de demain continue à augmenter, c’est 30% de la population que nous mettons consciemment en difficulté, sans pouvoir leur offrir des solutions qu’on aura bradées à des opportunistes-spéculateurs, (qui se vendent à des groupes étrangers). Alors qu’un principe fort de notre civilisation aujourd’hui est peut-être : «Le droit de souveraineté permanente des peuples et des nations sur leurs richesses et leurs ressources naturelles doit s'exercer dans l'intérêt du développement national et du bien-être de la population de l'Etat intéressé. » Assemblée générale des Nations Unies 14 décembre 1962.

Où est la dimension durable aujourd’hui de ces projets éoliens? Où est le retour économique pour l’économie locale ou régionale ? Où est l’intégration de cette industrie dans une réflexion stratégique globale et concertée des énergies renouvelables ? Où est l’énergie moins coûteuse qu’on nous avait promise avec la libéralisation et la libre concurrence via les directives européennes… Dans certains pays on se bat pour récupérer un droit inaliénable des ressources naturelles, ils n’ont plus le choix. Et nous ici, dans notre confort quotidien on laisse partir nos ressources naturelles, nos paysages et notre indépendance, pour quelques dollars, sans broncher… sans préserver le contrôle ni même activer la mise en concurrence à l’écoute de quelques lobbies.

Ho, peuple de la Gaule, réveille toi, ton pays dispose de richesses humaine et naturelle magnifiques, il est temps que tu te bouges, le vent est à tous, et doit servir à tous, allons de l’avant, et repensons notre économie, nos moyens et retrouvons ensemble la force de notre région, dont la réputation faisait encore le tour du monde, au siècle dernier. Si nous ne nous réveillons pas, il faudra peut-être un jour envisager d’autres moyens : Nations Unies 14 décembre 1962 (…) La nationalisation, l'expropriation ou la réquisition devront se fonder sur des raisons ou des motifs d'utilité publique, de sécurité ou d'intérêt national, reconnus comme primant les simples intérêts particuliers ou privés, tant nationaux qu'étrangers. (…)

Bon vent à vous, en espérant que bientôt les éoliennes soient citoyennes dans le cadre de véritables partenariats public-privé-citoyen.

Mitsch Jean-François, mitsch@mitsch.be 0495298815

Prochaine conférence le 16 juin 2010

http://eoliennes-wallonie.energies-dyle.be



LE VENT APPARTIENT À TOUT LE MONDE

Produire une électricité verte, publique et citoyenne, un projet de doux rêveur ? Non. La preuve par « l’absurde » : à Houyet, une éolienne a été financée par deux mille parts de 100 euros payées par... des enfants ! Depuis, deux nouveaux moulins ont été érigés. Quand on vous parle de générations futures !

« Je me suis dit : si un projet d’éolienne industrielle est réalisable avec des enfants, on doit pouvoir réussir également avec leurs parents et grands-parents. Même s’ils restent un peu plus lents à comprendre les enjeux pour l’avenir » explique en riant Jean-François Mitsch, administrateur de la coopérative Emissions Zéro.

Celle-ci a comme objectif d’investir dans des unités de production d’électricité au départ de sources d’énergies renouvelables où, pour chaque projet, l’actionnariat public et citoyen reste majoritaire.

Ancien publicitaire, Jean-François Mitsch a viré sa cuti et changé de vie professionnelle à 180 degrés. Il se consacre depuis 3 ans à ce projet d’électricité verte et citoyenne à titre bénévole, et à plein temps ! « Pour moi c’était une manière très forte de m’engager socialement. J’ai passé dix ans de ma vie dans un monde qui pousse à la surconsommation. Un jour, je me suis demandé où étaient passés mes idéaux d’adolescent et je me suis dit qu’il n’était peut-être pas trop tard... Je vis cet engagement bénévole comme on ferait une pause carrière pour se former à un nouveau métier. Si l’acquis de la pub m’est bien utile dans ce projet, j’ai appris des tonnes de choses depuis 2 ans, c’est un magnifique recyclage.

Le secteur coopératif est vraiment en train de se professionnaliser » explique Jean-François Mitsch. Le principe ? Assez similaire à celui des paniers bio dans l’alimentation : en coupant l’herbe sous le pied des intermédiaires, les « abonnés » à un panier bio permettent de maintenir un prix accessible pour des légumes de qualité et assurent au producteur un revenu garanti. Si on pousse la logique plus loin, les consommateurs pourraient très bien investir dans l’exploitation agricole (cela se fait, entre autres, en France) et permettre à cet agriculteur d’investir dans le matériel nécessaire à sa production bio. Ce modèle économique soutient à la fois l’agriculture durable et le développement économique local tout en responsabilisant les citoyens sur le type d’agriculture et d’alimentation qu’ils souhaitent.

Le montage est le même pour les énergies renouvelables. A partir du moment où produire et fournir de l’électricité sont des activités libéralisées pourquoi des citoyens et des pouvoirs publics ne pourraient-ils pas investir ensemble sur ce marché dans une perspective d’accessibilité des prix et de solidarité plutôt que de pur profit? « Emissions Zéro a pour objectif de mettre sur pied un véritable fonds permettant d’investir avec les citoyens dans différents projets d’énergies renouvelables sur l’ensemble du territoire wallon. Cela permet à la fois de mutualiser le risque et de le réduire. Une personne qui réside en ville, où il existe peu de possibilités de développement pour de telles infrastructures, a de la sorte la possibilité de s’impliquer dans un projet à la campagne. Avec l’arrivée de nouveaux coopérateurs, nous augmentons nos fonds propres et nous pouvons emprunter les investissements supplémentaires sur base de projets industriels via des crédits bancaires » précise l’administrateur.

Françoise Raes le 3 avril 2009, Lalibre essentielle photos Christophe Smets

Légende de la photo : La coopérative Emissions Zéro investit dans des unités de production d’électricité au départ d’énergies renouvelables.

Sur la photo :
Jean-Jacques Lambin coopérative AllertSaSouffle –
André Loute coopérative AllonsenVent – Eoliennes des enfants
Mitsch Jean-Francois coopérative agréée Emissions-Zero –
Bernard Delville Vent d’Houyet asbl – Eoliennes-Citoyennes

Eoliennes citoyennes:
http://www.enercoop.be
http://www.ecopower.be
http://www.eolienne-des-enfants.net/

Eoliennes: penser écologie économie et solidarité

Le débat actuel entre les pour et les contre mériterait d’être dépassé. Cela suppose une réflexion de fond sur l’évolution de notre modèle énergétique et sur l’acceptabilité sociale des éoliennes. Revenir à une logique de développement durable pourrait s’avérer utile : penser l’écologie et l’économie dans le même temps. Il est probable que les obstacles au développement de cette énergie seront levés le jour où son intérêt économique - et pas uniquement environnemental - sera perçu du plus grand nombre. Déjà des expériences de participation citoyenne à la réalisation de projets ont lieu. Sans doute une piste de réflexion à approfondir.

http://www.terra-economica.info/Eolien-le-vent-va-t-il-tourner,9430

une identite positive à la "Wallonie" passe par une affirmation de notre culture, de notre langue

Alors que la Région wallonne fête ses trente ans, le ministre-président Rudy Demotte veut lui redonner une "identité positive" et rebaptiser la Région wallonne "Wallonie", rapporte lundi les journaux du groupe Sud Presse.
Rudy Demotte entend profiter de l'anniversaire de la Région wallonne pour lancer une grande réflexion sur l'identité wallonne car, affirme-t-il, "il nous manque un projet identitaire et mobilisateur".
Pour réaliser ce projet, le ministre-président propose plusieurs pistes: redonner aux Wallons une identité sans complexe, renommer la Région wallonne "Wallonie", faire de Namur la capitale officielle de la Wallonie, se doter d'une devise, créer un ordre pour les talents wallons, sans oublier la solidarité avec Bruxelles. (belga)

Remarques Mitsch : Monsieur le Président. Booster l'identité wallonne, c'est un acte fort ou un coup de pub supplémentaire pour un général "Marschall" qui en 1943 négocia les modalités d'interventions des USA avant de débarquer et nous emprisonner dans sa culture.
Aujourd'hui encore 80% de notre cinéma est américain et notre langue musicale est l'anglais.
Au Québec: 80% de production culturelle locale en français en radio et la télé. En Wallonie... on n’arrive même pas à 10%. L'identité vous le savez, c'est "la manière dont on se positionne dans une culture"... avec 10%... Nous ne pouvons pas être fier d'être Wallon. C'est à vous de changer les règles maintenant.

Références:
Exception culturelle française
http://fr.wikipedia.org/wiki/Exception_culturelle_fran%C3%A7aise

Réflexion en cours sur les enjeux pour le Québec
http://www.assnat.qc.ca/archives-36leg1se/eng/Publications/rapports/ccdocument1.html

Mutualiser le risque... et les bénéfices

Mis en ligne le 12/02/2010 lalibre.be

A l’instar de ce qui se fait dans d’autres pays européens, la fédération Enercoop (www.enercoop.be) a pour vocation de réunir les coopératives et les associations qui portent des projets locaux de production d’énergie renouvelable. Sa cheville ouvrière, Jean-François Mitsch, est également administrateur de la coopérative "Emissions Zero" créée par l’ASBL "Vents d’Houyet" - à l’origine de la première "éolienne citoyenne" érigée en Wallonie. "Emissions Zero a pour objectif de mettre sur pied un véritable fonds permettant d’investir avec les citoyens dans différents projets sur l’ensemble du territoire wallon, explique-t-il. Cela permet de mutualiser le risque et de le réduire de manière importante. Une personne qui réside en ville, où il existe peu de possibilités de développement pour de telles infrastructures, a de la sorte la possibilité de s’impliquer dans un projet à la campagne. Avec l’arrivée de nouveaux coopérateurs, nous augmentons nos fonds propres et nous pouvons emprunter les investissements supplémentaires sur base de projets industriels via des crédits bancaires."

L’important, poursuit M. Mitsch, est de créer des ancrages locaux. "A Dour, par exemple, nous avons élaboré une structure avec les communes de Dour et Quiévrain pour la construction de deux éoliennes. Les communes pilotent le projet qui gèrent les éoliennes, tandis qu’Emissions Zero s’occupe de la partie financière en donnant aux citoyens la possibilité de prendre des parts dans ce parc. Cette répartition des rôles crée une vraie dynamique." www.lesmoulinsduhautpays.be

Heureux de la proposition élaborée par Jean Cornil, M. Mitsch souhaiterait toutefois que les pouvoirs publics aillent plus loin en permettant notamment que les écochèques puissent être utilisés pour acquérir une part dans ces coopératives. "Un million de ces chèques pour une valeur totale de 250 millions d’euros vont être distribués cette année, cela pourrait être un signal fort. Si chaque ménage wallon investissait 260€ dans une part d’éolienne, on aurait la capacité de financer tous les projets en Région wallonne." (Gilles Toussaint)

Article sur la proposition de loi: Jean Cornil veut soutenir les coopératives citoyennes pour la production d’énergie renouvelable. Il propose l’octroi d’un crédit d’impôt.

Eoliennes Citoyennes ? Pour tout savoir sur les enjeux de l'eolien

L'émission La vie en Vert :
Interview de Mitsch Jean-Francois
coopérative Emissions-Zero:
Eoliennes Citoyennes
L'émission en mp3 ici (30')

Ces émissions sont écoutables sur le 93.8 FM mais aussi, EN DIRECT, sur www.rcfliege.be
- lundi 01 février 2010 à 12H30
- mercredi 03 férvrier 2010 à 18H30
- samedi à 06 février à 16H30

http://www.emissions-zero.com

http://www.facebook.com/group.php?gid=20252946381

Le potentiel éolien est un bien commun !

Par Jean-François Mitsch (...) La crise financière et spéculative que nous traversons n’en est qu’à son début ; les traders de la mort continuent à spéculer sur les matières premières, à spolier les pays pauvres – et notre région ! – et tout cela avec la grande armée mondiale en guerre pour protéger son approvisionnement, en Irak, en Afghanistan, en Ukraine, en Colombie, au Niger et, très bientôt peut-être, en Iran… Nous sommes, quant à nous, dépendants des marchés, c’est-à-dire de l’approvisionnement énergétique mondial. Par exemple, que se passerait-il si l’Ukraine venait à fermer ses pipelines, nous serions vraiment dans de très gros problèmes… Souvenez-vous de juillet 2008 !

Un des points communs à toutes les crises que nous « subissons » est leur cadre économique. Je relisais récemment le manifeste de l’eau, de Ricardo Petrella. L’eau ne devrait pas être un enjeu financier ; elle devrait simplement être valorisée comme un bien commun, accessible à tous et respecté par tous. Les pollueurs devraient payer le prix du traitement, et les consommateurs qui, comme nous, détruisent les stocks devraient être tenus de veiller également à la restauration des ressources. Le problème est le même pour l’électricité qui est devenue quasi incontournable dans nos vies. (...)

Texte intégral publié dans la revue N° 81 de décembre 2009 « Valériane »
http://www.5step.com/Mitsch-natpro-carteblanche-electricite.pdf
La revue Valériane est bimestrielle de Nature et Progrès. http://www.natpro.be/editions/notrerevue/index.html

Le « coup d’éclat » de la Région wallonne

Régionalisation des énergies renouvelables

Le 1er février 2010, grâce au décret n° 28701, le parlement régionalisera les énergies renouvelables. À compter de cette date, les 26 compagnies étrangères — dont Electrabel (France), AirEnergy (Hollande) GreenWind (Portugal) Eneco (Hollande) SPE Luminus (France), Windvision (Chypre)… — présentes dans le pays passent sous le contrôle de la compagnie nationale WERP (Wallonie Energies Renouvelables Publique), qui se chargera de l’exploitation des projets, de la commercialisation et de la transformation et de la fourniture d’énergie aux utilisateurs. La répartition des revenus pour les projets les plus productifs se fera sur la base de 82 % pour la région et les communes et 18 % pour l’entreprise concessionnaire, exploitante — exactement l’inverse du partage jusque-là en vigueur — et, pour les champs moins importants, ne pourra être inférieure à 51 % en faveur de l’Etat dans le cadre de marchés publics sur base d’un projet durable et d’un PPP. Communiqué de l’APWDD*.


* Source d’inspiration, texte initial : http://www.monde-diplomatique.fr/dossiers/bolivie2/